Trois jours pour apprendre à concevoir des vidéos avec l’intelligence artificielle
Bonjour, je suis Amandine Dumas,chargée de communication à La Plateforme. Un an après avoir suivi notre première formation « IA & Métiers de l’Image », j’ai eu le plaisir de participer au Niveau 2, une nouvelle immersion consacrée cette fois-ci à la vidéo générative et au design sonore.
L’année dernière, j’avais découvert les bases de l’IA appliquée aux métiers de l’image : création de visuels avec Midjourney, premiers tests de génération vidéo sur Kling 1.6 et découverte d’un nouveau workflow créatif. Depuis, les outils ont continué d’évoluer à une vitesse impressionnante. Découvrir l’article de la formation niveau 1.
Cette nouvelle formation n’avait donc plus pour objectif de découvrir l’IA dans le domaine créatif, mais bien d’apprendre à l’utiliser comme un véritable outil de production audiovisuelle.
Aux côtés d’autres professionnels de l’image et de la communication, nous avons été accompagnés par Fouzi Louahem, creative technologist, réalisateur et artiste IA, puis par Christophe Menassier, compositeur et sound designer, pour explorer toutes les étapes de création d’un court-métrage généré avec l’IA.
Et une chose est rapidement devenue évidente : produire une vidéo avec l’IA ne consiste pas à écrire du prompt dans un chatbot.
Derrière une vidéo réussie se cache une vraie méthode
Sur les réseaux sociaux, on voit chaque jour apparaître des vidéos générées par intelligence artificielle toujours plus spectaculaires. On pourrait croire qu’il suffit d’un prompt bien formulé pour obtenir un résultat professionnel. La réalité est beaucoup plus intéressante.
Pendant ces trois jours, nous avons découvert que la qualité d’une vidéo repose avant tout sur la préparation. Comme dans le cinéma traditionnel, tout commence par l’écriture, la direction artistique et la mise en scène.
Le fil conducteur de cette session était une réinterprétation du Petit Chaperon Rouge. Un conte connu de tous, qui nous a permis de nous concentrer pleinement sur la méthode : comment transformer une idée en séquence vidéo cohérente ? Comment éviter que l’IA ne réinterprète trop librement un personnage, un décor ou une ambiance ? Comment obtenir un résultat fidèle à l’intention de départ ?
Cette approche m’a particulièrement plu car elle remet la créativité au centre du processus. L’IA devient un formidable accélérateur de production, mais les choix artistiques restent entièrement humains.
Une véritable chaîne de production IA
L’un des grands intérêts de cette formation est de montrer que les outils ne fonctionnent pas de manière isolée. Ils se complètent.
Avant même d’écrire le scénario, nous avons commencé par chercher un style visuel. C’est une étape essentielle. Le rendu final d’une vidéo IA dépend énormément de l’univers graphique choisi dès le départ : réaliste, cinématographique, fantastique, sombre, coloré, publicitaire, illustratif… Ce choix influence ensuite la création des personnages, des décors, des lumières et même la manière de raconter l’histoire.
Une fois le style défini, nous avons créé tous les personnages avec Nano Banana 2 et ChatGPT. L’objectif était de générer des références solides : plusieurs angles, plusieurs expressions, différentes attitudes, afin de pouvoir garder une cohérence d’une scène à l’autre.
Ce travail peut sembler minutieux, mais il est indispensable. Sans références précises, l’IA peut facilement réinterpréter un visage, changer un costume, modifier une ambiance ou transformer un décor d’un plan à l’autre.
Nous avons ensuite créé les différents environnements : forêt, maison, intérieur, ambiances… Chaque élément devient une référence visuelle qui permet de guider les modèles vidéo et d’éviter que l’IA ne parte dans une direction trop éloignée de notre intention.
Le storyboard : l’étape qui change complètement le résultat
S’il y a une chose que je retiendrai de cette formation, c’est l’importance du storyboard.
Avant de lancer la moindre génération vidéo, nous avons construit un scénario et un découpage précis de notre film. L’objectif était de créer des scènes en neuf séquences, correspondant aux contraintes actuelles du modèle Seedance 2.0, avec une durée maximale d’environ 15 secondes par séquence.
Seedance 2.0 est aujourd’hui l’un des modèles les plus performants pour la génération vidéo, notamment grâce à sa qualité d’animation, sa compréhension des intentions de mise en scène et sa capacité à conserver une bonne cohérence visuelle entre les plans. Pour exploiter pleinement son potentiel, il est toutefois indispensable de lui fournir un storyboard solide et des indications précises.
Chaque plan devait être pensé dans le détail :
le cadrage ;
le mouvement de caméra ;
l’action du personnage ;
les expressions ;
les dialogues ;
les indications audio ;
la lumière ;
les détails du décor ;
la continuité avec les autres scènes.
Cette étape demande beaucoup de rigueur. Il faut s’assurer que le storyboard ne comporte pas d’incohérences, ni sur les personnages, ni sur les décors, ni sur les intentions de mise en scène. Un détail oublié peut rapidement créer une erreur dans la génération : un personnage qui change de tenue, un décor qui se transforme, une action mal interprétée ou un dialogue qui ne correspond plus à la scène.
Avant, lorsque je testais les générateurs vidéo, j’avais tendance à vouloir produire directement les séquences avec un prompt, sans aller assez précisément dans les éléments de référence.
Cette formation m’a montré que la préparation représente facilement les ¾ du travail. Plus le storyboard est précis, plus les générations sont cohérentes. On limite les erreurs, les incohérences entre les plans et surtout le nombre d’essais nécessaires.
Finalement, cette étape ressemble énormément à la préproduction d’un tournage classique.
Voir ses personnages prendre vie
Après toute cette préparation, nous avons enfin pu passer à la génération vidéo. Nous avons travaillé principalement avec Seedance 2.0 et Kling 3.0, deux modèles capables d’animer nos personnages à partir des images de référence et des indications de mise en scène.
C’est probablement le moment le plus impressionnant de la formation. Voir un personnage créé quelques heures auparavant évoluer dans son décor, marcher, courir ou interagir avec son environnement donne véritablement l’impression d’assister à la naissance d’un petit film.
Bien sûr, tout n’est pas parfait.
Comme lors du Niveau 1, certains résultats nous ont fait beaucoup rire. Les interprétations parfois surprenantes de l’IA donnent encore lieu à quelques scènes improbables… qui auraient largement leur place dans un bêtisier.
Mais c’est aussi ce qui rend les phases de tests particulièrement enrichissantes. Les erreurs nous rappellent que pour limiter les interprétations atypiques, tout ce qui se joue en amont est déterminant : personnages, décors, références visuelles, storyboard et précision des prompts. Plus ces éléments sont cohérents et propres, moins on rencontre de problèmes au moment de la génération.
Nous avons également appris l’importance de relire chaque prompt avant de lancer une vidéo. Une phrase ambiguë, une indication contradictoire ou un détail manquant peut complètement modifier le rendu.
Petit à petit, on apprend à mieux comprendre le fonctionnement des modèles, à anticiper leurs limites et à les guider plus efficacement.
Réalisé par : Nelly Gueidan
Réalisé par : Marc Boudier
Réalisé par : Julie Guidicelli
Réalisé par : Frédéric De Rosa
Réalisé par : Amandine Dumas
Réalisé par : Vincent Monceau
Le son : la dimension qui transforme complètement une vidéo
L’autre grande nouveauté de cette deuxième édition était le travail du son. Avec Christophe Menassier, nous avons découvert comment utiliser Suno pour enrichir nos productions avec des dialogues, des bruitages et des ambiances sonores.
C’est une étape que j’avais largement sous-estimée.
Même si Seedance est déjà très performant dans l’ajout de son directement intégré aux vidéos, travailler le son séparément reste un véritable atout pour augmenter la qualité du rendu final. Ajouter un bruitage précis, renforcer une ambiance, retravailler une voix ou choisir une musique adaptée transforme immédiatement la perception d’une scène. Le résultat devient plus immersif, plus vivant et surtout beaucoup plus crédible.
Cette partie de la formation montre que l’intelligence artificielle ne révolutionne plus uniquement la création d’images : elle accompagne désormais toute la chaîne de production audiovisuelle.
Une montée en compétences qui change la façon de créer
En un an, les outils ont énormément évolué. Les vidéos sont plus fluides, les personnages plus cohérents, les mouvements de caméra beaucoup plus naturels. Mais ce qui m’a le plus marqué n’est finalement pas la technologie.
C’est la méthode.
Cette formation ne nous apprend pas simplement à utiliser un nouvel outil. Elle nous apprend à construire un véritable workflow de création, à organiser un projet, à penser une direction artistique et à utiliser l’intelligence artificielle comme un partenaire créatif plutôt que comme une solution miracle.
C’est probablement ce qui fait toute la différence.
Les outils continueront d’évoluer dans les mois et les années à venir. En revanche, savoir raconter une histoire, préparer un storyboard, construire un univers graphique cohérent et orchestrer l’ensemble d’un projet restera une compétence essentielle.
Des usages très concrets pour les métiers de l’image et de la communication
Comme lors du Niveau 1, je repars avec de nombreuses idées et une forte envie d’expérimenter ces nouveaux workflows dans mes projets de communication.
Si, pendant la formation, nous avons travaillé autour du Petit Chaperon Rouge, il est très facile de se projeter vers des usages professionnels plus concrets.
On peut imaginer la création de publicités entièrement ou partiellement générées par IA, l’ajout de scènes manquantes dans un montage, la production de contenus courts pour les réseaux sociaux, la création de vidéos conceptuelles pour présenter une ambiance, un produit ou une campagne, ou encore la réalisation de maquettes animées pour tester une direction artistique avant un tournage.
Pour les métiers de la communication, ces outils peuvent devenir de véritables alliés : ils permettent de prototyper plus rapidement, d’explorer plusieurs pistes créatives, de rendre une idée plus tangible et de mieux présenter une intention à une équipe, un client ou un partenaire.
Au-delà de la découverte des outils, cette formation permet surtout de comprendre comment intégrer intelligemment l’intelligence artificielle dans un processus créatif professionnel. Elle s’adresse aussi bien aux graphistes, directeurs artistiques, vidéastes, communicants, photographes ou créateurs de contenus qu’à toutes les personnes souhaitant anticiper les évolutions des métiers de l’image.
Un immense merci à Fouzi Louahem, Christophe Menassier, à l’équipe Innovation de La Plateforme ainsi qu’à l’ensemble des participants pour ces trois journées riches en apprentissages, en expérimentations et en échanges.
Une chose est certaine : la création audiovisuelle évolue à une vitesse incroyable. Et s’il y a une leçon que je retiens de cette formation, c’est que l’IA ne remplace pas la créativité. Elle offre simplement de nouveaux outils à celles et ceux qui souhaitent raconter des histoires autrement.
Bonne nouvelle : une nouvelle session est déjà prévue ! Si vous souhaitez développer vos compétences en vidéo générative et découvrir les méthodes utilisées par les professionnels, je ne peux que vous recommander cette formation.
Pour la 2ème année consécutive, les formations dispensées dans le cadre de l’Innovation Lab de La Plateforme ont connu un franc succès.
En complément du portefeuille de formations aux métiers du numérique développé à l’école, l’Innovation Lab propose un programme de 4 mois, permettant aux apprenants de renforcer leur compétence de base avec des savoir-faire pour piloter des projets complexes d’innovation.
Participer à un des labs de la Plateforme, permet :
d’apprendre à analyser un problème complexe,
d’utiliser des méthodes de design pour explorer les usages à venir dans un futur proche,
de travailler dans un environnement collaboratif,
d’intégrer les usagers dans la conception de solutions,
de prototyper des solutions,
et de mettre en place des protocoles de tests sur le terrain avec des communautés d’usagers.
Des compétences indispensables pour des profils très diversifiés allant du créatif, au technicien en passant par le chercheur ou l’entrepreneur.
Les labs 2023
En 2023, l’Innovation Lab de La Plateforme a proposé deux formations à l’innovation qui réunissent des enjeux numériques comme sociaux (inclusion, habitat, environnement…) :
Habiter Demain, co-construire avec les usagers avec le soutien de la Banque des Territoires, Icade, AMO, Val Touraine Habitat, Unicil et Villenova
L’Innovation Lab Habiter demain a eu pour objectif de travailler sur des méthodes d’innovation pour fabriquer la ville avec les usagers.
A partir de problématiques concrètes et complexes, les apprenants ont utilisé des méthodes de design, centré usagers, et de co-création, pour explorer des pistes de solutions.
Entourés de mentors, mais aussi d’entreprises, d’organisations diverses et d’acteurs de la ville, ils ont ainsi pu travailler sur autant de sujet que :
le logement social et collectif,
l’inclusion au regard des identités de genre et de leurs expressions dans l’espace public,
l’école face au réchauffement climatique,
la notion de confort dans un éco-quartier,
la vie étudiante dans un campus.
Tout en travaillant sur ce fil rouge, ils ont pu acquérir différentes méthodes d’innovation issues du design, de l’intelligence collective et du prototypage créatif.
Focus sur un des projets développé :
Les canicules se feront de plus en plus fréquentes et intenses dans les années à venir.
En 2022, ce sont 33 jours de canicule qui ont été comptabilisés provoquant la fermeture de nombreuses classes.
Face au réchauffement climatique, le constat d’inconfort pour les usager.ère.s est un enjeu à relever sur les plans environnemental, de la santé au travail, de santé publique et de l’éducation.
L’école est fortement impactée par la question des fortes chaleurs.
Une des réponses possibles : ClasseFraîche
Une solution innovante en réponse à la situation des écoles face au réchauffement climatique. Il s’agit d’un dispositif agile, permettant d’améliorer les conditions d’enseignement dans les territoires et écoles fortement impactés par les vagues de chaleur, qui regroupe :
un protocole administratif inspiré du système des classes vertes,
une plateforme numérique intéractive qui : recense et cartographie des “lieux frais”, propose des activités, guide sur la prise en charge administrative.
Ce projet a été conçu en associant les différentes parties prenantes (enseignants, directeurs d’école, etc) à toutes les étapes de réflexion.
“C’était une formation très très riche, on a rencontré énormément de personnes intéressantes, on a été suivi par des mentors géniaux, et je la recommande absolument ! J’ai l’impression de repartir avec une très solide boîte à outils. Ça m’a permis de confirmer la direction que j’avais prise suite à mon parcours en architecture. Elle va me servir à poursuivre dans cette voie, à me lancer à la poursuite de l’innovation. Je recommande car j’ai été vraiment impressionnée par la conception même de la formation avec beaucoup de travail et d’engagement de la part des équipes et cela se ressent. C’est une formation qui est certes très intensive mais qui n’a rien à envier à un master en innovation car c’était d’une super qualité !”
Gabrielle (ClasseFraîche), architecte et apprenante du Lab Habiter Demain.
Réseaux sociaux de demain : construire le web décentralisé avec le soutien du Project Liberty
Ce second laboratoire d’innovation se distingue par son caractère international à la fois au niveau des experts intervenants, comme des apprenants.
Les apprenants participants provenaient de diverses nationalités (12 nationalités différentes), créant une richesse culturelle et d’expérience unique.
En s’intéressant à la problématique “ comment créer un réseau social répondant aux besoins d’une communauté spécifique”, les apprenants ont pu se concentrer sur l’exploration de technologies liées au Web3 et aux protocoles décentralisés, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour l’innovation sociale et technologique à l’échelle locale.
Parmi les projets développés, Easyrider :
Un projet de recherche qui s’est concentré sur l’examen des défis spécifiques auxquels sont confrontés les livreurs immigrés, employés par de grandes plateformes telles que Deliveroo, Uber ou Wolt.
L’objectif a été de mieux comprendre les difficultés qu’ils rencontrent lorsqu’ils tentent de s’intégrer et de gagner leur vie dans un pays étranger. En étudiant leurs expériences, le projet de recherche a permis de fournir un aperçu des interactions complexes entre la technologie, le travail, la migration et les facteurs sociétaux.
Après plusieurs mois de recherche, la solution proposée a été un réseau social à destination unique de ce public afin de favoriser la rencontre et le partage.
« Le programme a été un espace inspirant, qui m’a permis de rentrer en contact avec des personnes passionnées et passionnantes. J’y ai gagné en créativité, y ai entraîné mes capacités à travailler en groupe et ai même exercé ma flexibilité sociale. Les mentors et les autres participants, venants de cultures et d’expertises tellement variées, m’ont ouvert à des perspectives nouvelles. »
Nadiia (EasyRider), graphiste et apprenante du Lab Réseaux Sociaux.
Ces formations au sein de l’Innovation Lab de La Plateforme sont donc conçues pour favoriser la collaboration, la créativité et l’application concrète, sur le terrain, des compétences technologiques au service de projets visant à améliorer la vie de tous.
Question à Cyril Zimmermann, Président de La Plateforme
Pourquoi proposer des formations à l’innovation au sein de La Plateforme ?
Le modèle développé au sein de La Plateforme a été pensé pour répondre à un double objectif : favoriser l’insertion professionnelle sur des métiers en tension dans le numérique tout en contribuant à l’attractivité des territoires.
Avec un principe fondateur simple : les talents sont partout et surtout là où on ne les identifie pas de prime abord, l’excellence est accessible pour tous et la co-création est la clef de succès du bien commun.
“Dès sa création, La Plateforme s’est pleinement engagée aux côtés du mouvement Tech for Good, où la technologie est perçue comme un levier d’innovation pour améliorer la vie de tous. La fusion de profils de compétences variés, de spécialistes en informatique comme d’architecte, de designer, d’entrepreneur ou de chercheurs, a donné naissance aux sessions Innovation Labs. Cette synergie a permis aux participants de travailler sur des sujets d’innovation sociale en questionnant les usages numériques. Ces initiatives vont non seulement contribuer au bien commun et à l’amélioration de nos conditions de vie, mais elles ont également renforcé l’employabilité des étudiants, qui ont été recrutés par des entreprises françaises et européennes.”
Après une carrière de plus de 40 ans dans la tech et le pilotage d’entreprises, Jérôme Savajols rejoint les équipes de La Plateforme en renfort sur son projet “Atelier”, en tant que Directeur Associé.
Nous lui avons posé quelques questions :
Jérôme, peux-tu nous parler de ton parcours et de ce qui t’anime ?
Cela fait plus de 40 ans que j’entreprends et que j’explore le code et la tech. 40 ans de passion d’entreprendre ! Ce qui m’anime, c’est assez simple : créer des solutions, résoudre des problèmes et transmettre. Pour moi, clients heureux = équipes heureuses !
Pourquoi avoir rejoint l’Atelier de La Plateforme ?
Après une vie d’entrepreneur, de dirigeant et d’intrapreuneur chez Delta Assurances (Groupe Candide), j’ai envie de partager mon énergie et mon expérience. Je cherche aujourd’hui à transmettre mes passions tout en participant à la construction d’un projet ambitieux sur notre territoire, et pour cela quoi de mieux que de rejoindre les équipes de La Plateforme ?
Peux-tu nous parler plus en détails de ce que vous faites à l’Atelier comme type de projets ? Quelles entreprises peuvent être intéressées ?
À l’Atelier de La Plateforme, nous créons des applications web, des applications mobiles et des sites web pour des entreprises de toute taille. Toutes nos créations sont réalisées par des alternants issus des cursus de l’école avec des lead développeurs et des chefs de projets pour les encadrer. L’atelier est un sas de professionnalisation qui prépare les alternants au monde du travail par le perfectionnement sur les technologies, les infrastructures et sur l’acquisition des codes de l’entreprise. Le vivre ensemble et travailler ensemble. L’utilisation permanente des méthodes agiles et particulièrement de Scrum nous guide dans la co-construction des projets avec les clients et donne un cadre de travail structurant au sein de l’équipe.
Que penses-tu du modèle de La Plateforme ?
Pour moi l’une des qualités premières du modèle développé par La Plateforme est l’alternance. Je fais le parallèle entre l’alternance et le compagnonnage. Un développeur est un artisan du numérique (quelquefois un artiste). À la fin de leurs études, les étudiants ont encore beaucoup à apprendre. L’alternance est un dispositif formidable pour acquérir de l’expérience et s’intégrer dans une entreprise. Souvent, les entreprises attendent trop des alternants qu’elles accueillent et ne prennent pas assez de temps pour intégrer ces nouveaux talents. De leurs côtés, les étudiants qui commencent une alternance ont à comprendre les contraintes d’une entreprise et de la vie d’une équipe. Passer d’un développeur solitaire à contributeur d’un collectif au service de la réussite d’un projet est crucial, et c’est ce que La Plateforme cherche à apporter à l’ensemble de ses étudiants.
L’Atelier est un lieu de co-construction au sein duquel les étudiants et experts de La Plateforme accompagnent les entreprises dans le développement et la mise en place de leurs projets digitaux.
Qu’il s’agisse d’une mission de quelques semaines voire de plusieurs mois, les équipes de l’Atelier sont à la disposition de l’entreprise pour accompagner la bonne réalisation de ses objectifs :
La Plateforme apporte l’énergie de ses élèves et les compétences de ses experts.
L’entreprise apporte un projet en prenant une part active à son développement.
La Plateforme, lauréate de “La grande fabrique de l’image” du plan France 2030, va développer une offre de formation inédite aux métiers de l’image numérique à Marseille et en Région Sud.
“La Plateforme_Créative”, projet de formations aux métiers de l’image numérique, va ainsi prendre vie dans le cadre du plan France 2030 et grâce au soutien du Ministère de la Culture et du Centre National du Cinéma et de l’image animée (CNC).
La Plateforme, une offre de formation pensée pour participer au développement territorial
Depuis sa création en 2019, La Plateforme, école des métiers de l’informatique et du numérique, se positionne comme un levier fort d’attractivité et de compétitivitééconomique du territoire. En proposant des formations répondant aux besoins réels en ressources humaines des entreprises, l’école cherche à favoriser et à développer l’emploi dans les métiers du numérique, tout en réduisant fortement le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans sur la région.
En 4 ans, l’école, gratuite et inclusive, s’est rapidement développée avec 600 étudiants formés en 2022/2023, ayant intégrés l’école sans conditions de ressources ni de diplômes.
La Plateforme, lauréate de l’appel à projet “La grande fabrique de l’image” du plan France 2030
France 2030 est un large plan d’investissement porté par le gouvernement, dont l’objectif est de stimuler la compétitivité et l’attractivité du territoire français grâce à la relance ou à la création de nouvelles filières industrielles et technologiques.
Le soutien à la filière audiovisuelleet image fait partie des 10 objectifs prioritaires identifiés par France 2030. L’appel à projet “La grande fabrique de l’image” a pour objectif de favoriser la production de contenus culturels et créatifs, sur le plan artistique et technologique, sur le territoire.
Forte de son expérience dans la formation aux métiers du numérique et consciente de l’impact du développement des nouvelles technologies sur le secteur de la création culturelle, la Plateforme a souhaité développer, dans le cadre de cet appel d’offre, une proposition unique : La Plateforme_Créative.
Cyril Zimmermann, Fondateur de la Plateforme : “Au-delà des métiers en tension de l’informatique, le numérique s’est également largement déployé dans l’audiovisuel, le jeu vidéo et les industries culturelles et créatives. Il est donc logique que La Plateforme se déploie sur cette filière audiovisuelle afin de susciter des vocations chez les plus jeunes, puis former le plus largement possible aux métiers de l’image numérique, à des niveaux Bac+3 et Bac+5. Nous sommes très heureux de le faire dans le cadre de “La grande fabrique de l’image” et de France 2030.”
La Plateforme_Créative, une nouvelle réponse aux enjeux de la formation à l’image numérique
La Plateforme, grâce au soutien du Ministère de la Culture et du CNC, va donc, dans les 3 prochaines années, contribuer au développement des métiers de l’image numérique grâce à ses offres de formations pour :
Créer des vocations : avec le lancement prochain du centre de création numérique Tumo Marseille, en partenariat avec Robert Guédiguian et le Forum des images. Ce sont ainsi plus de 1000 jeunes marseillais de 12 à 18 ans qui pourront bénéficier chaque année de sessions d’initiation gratuites au design graphique, à l’animation, au code informatique, à la modélisation 3D ou encore à la réalisation de jeux vidéo et de films.
Pour Robert Guédiguian, « La pédagogie TUMO autour du cinéma et de l’audiovisuel rétablit l’enseignement dans ce qu’il ne devrait jamais cesser d’être : un jeu auquel tous les enfants ont envie de jouer ».
Former des talents : en proposant des formations aux métiers de l’image numérique gratuites de niveau Bac+3 au Post Graduate à destination des jeunes adultes :
Bachelor “Métiers des arts numérique” avec 3 filières : animation, jeux vidéos et développement (Bac+3)
Master of Science “Production, gestion de projet des jeux vidéos et de l’animation 3D” (Bac+5)
Post Graduate d’innovation sur le futur de l’image, pour explorer les relations entre image et technologies numériques (notamment l’IA).
Vous connaissez Hugo ?
Étudiant en Bachelor IA à l’école et passionné de data, il a tous les ingrédients du vrai Plateformer !
On lui a posé 3 questions :
Tu peux nous raconter ton parcours en quelques mots ?
« J’habite Marseille depuis 5 ans, après avoir vécu pendant 10 ans à Madagascar.
Et après 2 ans de licence MIASHS en mathématiques et statistiques appliquées à la sociologie, je me suis vite rendu compte que ma formation manquait beaucoup de concret et que les choix de métiers à la sortie étaient quand même bien limités… J’ai entendu parlé de la Plateforme par un ami qui était en formation à l’école et ça m’a tout de suite intéressé ! »
Maintenant que tu es toi aussi étudiant à l’école, tu t’y sens comment ?
« J’aime la flexibilité dont on peut profiter à l’école ! On travaille sur des projets diversifiés et de plus en plus complexes.
Ça nous permet d’acquérir des bases solides et de découvrir notre spécialité. Pour moi par exemple, pas de doutes, après ma formation initiale en mathématiques et statistiques appliquées, c’était l’IA ! »
Et au delà de l’école ?
« Je dirai plutôt, en complément de l’école, je suis vraiment content d’avoir trouvé ma prochaine alternance chez Volta Médical, une start up marseillaise qui développe un logiciel IA en cardiologie ! Si tout va bien je démarre en septembre prochain, et j’ai hâte, leur projet est très novateur, et l’IA dans la santé, on peut difficilement faire plus concret ! »
La Plateforme poursuit son développement et ouvre dans les Alpes-Maritimes, à Cannes. L’école, 100% gratuite, forme aux métiers du numérique, sans conditions de ressources et de diplômes, en fédérant l’écosystème local.
Soutenue par la Ville de Cannes et la Communauté d’Agglomération Pays de Lérins, cette nouvelle implantation a ouvert ses portes le 3 avril dernier et accueille désormais sa première promotion.
Un premier succès de fréquentation
Après plus de 200 candidatures reçues, plus d’une cinquantaine d’étudiants ont pour l’instant déjà trouvé les bancs de cette école cannoise, une première préfiguration du campus hébergée au sein d’un local à Cannes-La Bocca mis temporairement à disposition par l’Agglomération, dans l’attente de ceux définitifs qui devraient accueillir près de 150-200 étudiants en janvier 2024, au cœur de Cannes.
Deux cursus dédiés aux métiers du numérique leur sont ainsi d’ores et déjà proposés : – « Start », pour se former en 15 mois aux métiers d’opérateurs du numérique Débouchés : postes en maintenance informatique, réseaux et téléphonie IP ; – « Bachelor IT », pour faire émerger les futurs experts IT Débouchés : métiers du développement web/logiciel, cybersécurité et intelligence artificielle (de niveau BAC+3)
Cannes, une ville d’enseignement supérieur et d’apprentissage
Depuis 2016, la Mairie de Cannes et l’Agglomération Cannes Lérins œuvrent à faire du bassin cannois un territoire de formation, d’enseignement supérieur et d’étudiants. Cela s’est concrétisé avec l’ouverture en septembre 2021 du Campus universitaire Georges Méliès – composante majeure du site Bastide rouge entièrement dédié aux métiers de l’image et de l’économie créative – qui accueille aujourd’hui près de 1 100 étudiants. Un an plus tard, d’autres aménagements ont été réalisés comme la résidence étudiante Nouvelle Vague et la cafétéria universitaire. Au total, ce sont près de 3 700 étudiants qui ont choisi Cannes pour s’y épanouir. Ainsi, l’implantation de cet établissement d’enseignement supérieur s’inscrit en cohérence avec l’engagement de David Lisnard, maire de Cannes et président de l’Agglomération Cannes Lérins de faire de Cannes une ville de formations en lien concret avec le tissu entrepreneurial local et stimuler l’innovation dans les domaines de l’économie créative.
Des partenaires de référence
L’implantation de La Plateforme dans les Alpes-Maritimes, à Cannes, est rendue possible grâce à l’engagement et au soutien de ses mécènes, des entreprises et des décideurs de référence : Caisse d’Epargne Côte d’Azur, Transcan, Groupe Ippolito, Anny Courtade, Veolia, Vinci Construction France, Mane, SPIE Batignolles.
Stan, cabinet spécialiste de l’ancrage territorial et national des entreprises, est le partenaire actif de l’école et de cette nouvelle installation : il a notamment mené les discussions avec les collectivités en termes d’implantation et conduit la recherche de mécènes.
Selon Pierre Ippolito, président de l’UPE 06 : “Les besoins en formation sont en constante évolution pour répondre à la transformation actuelle du monde du travail. Pour répondre à ces enjeux, une approche comme celle de la Plateforme, qui propose une offre de formations adaptées aux besoins des entreprises sur le territoire, est primordiale.”
En pleine expansion, La Plateforme est une école bien ancrée dans la région : après sa création à Marseille en 2019, l’école a ouvert un nouveau site à Toulon en décembre dernier. La Plateforme compte sur l’année 2022/2023 600 étudiants et prévoit un développement ambitieux sur l’arc méditerranéen à l’horizon 2025, avec 3000 étudiants visés.
Un modèle qui a fait ses preuves avec 88% de sorties positives sur les formations les plus courtes réalisées dans la période 2019-2021.
Pour Cyril Zimmermann, fondateur de la Plateforme : “ Le secteur du numérique et des nouvelles technologies manque de talents capables de répondre aux besoins réels des entreprises et les cursus de formation existants ne sont pas toujours accessibles à tous les publics, c’est à cette double contrainte que répond La Plateforme. Nous sommes très heureux d’ouvrir ce nouveau campus à Cannes, grâce à nos mécènes, en lien étroit avec la Ville et l’Agglomération, pour proposer nos formations Bachelor/Bac+3, accessibles sans conditions de diplômes et de ressources, afin de contribuer au développement numérique et à l’attractivité professionnelle du territoire.”
En février dernier, les étudiants aixois de Campus Academy apprenaient que leur école arrêtait les cours. Face à leur besoin urgent de formation, deux écoles d’excellence inclusive, Rocket School et La Plateforme, ont décidé de leur offrir des solutions pour poursuivre leurs parcours en commerce, marketing et informatique.
L’objectif est de leur permettre de continuer leur scolarité sans avoir à se soucier des problèmes de financement et de rattraper le trimestre perdu.
Afin d’aider rapidement les étudiants de Campus Academy Aix-en-Provence qui doivent trouver une nouvelle école pour terminer leur formation et obtenir un diplôme dans les délais impartis, Rocket School Marseille et La Plateforme ont réservé 50 places pour les anciens étudiants de l’école fermée. Les deux écoles recrutent sans conditions de ressources et sélectionneront les étudiants en fonction d’un test de niveau et de leur personnalité.
Des programmes sur le commerce et le marketing
Au sein de Rocket School Marseille, les programmes de Bachelor proposés sont :
• Bachelor Digital & Business Development
• Bachelor Marketing Digital & Growth
• Bachelor Social & Community Management
• Bachelor Relation Client & Customer Success
Parmi les Masters, les candidats pourront intégrer :
• Master – MSc Management Commercial & Business Strategy
• Master – MSc Digital Marketing & Growth Strategy
• Master – MSc Influence Marketing & Community Management
Selon Cyril Pierre de Geyer, fondateur de Rocket School « La situation est extrêmement tendue pour tous ces étudiants qui se trouvent subitement sans école et sans diplôme. En tant qu’école de l’Économie Sociale et Solidaire, nous avons à cœur de les aider. Nous proposons ce programme avec un cycle initial intensif d‘un mois pour leur permettre de revenir dans une dynamique d’étude gagnante ! »
Des programmes sur le code et l’IA
La Plateforme, elle, propose d’intégrer des apprenants issus des BTS et Master SEO et Informatique du Campus Academy, en fonction de leur niveau et de leur formation initiale, au sein de ses cursus Bachelor et Master of Science.
Les programmes Bachelor IT (niveau BAC +3) proposés sont :
• Développeur Web
• Développeur Logiciel/DevOps
• Admin Secu
• Développeur IA
Parmi les Master of Science (niveau BAC +5) :
• Data Protection Officer (DPO)
• Chef de projet en IA
Des formations intensives pour rattraper le trimestre perdu
Pour permettre aux étudiants une meilleure intégration au sein des cursus qu’ils choisiront, des sessions de formations intensives seront prévues, au cas par cas à la Plateforme, et en septembre à Rocket School pour permettre de rattraper le trimestre perdu.
Emlyn Davin, la directrice de Rocket School Marseille confirme : « Nous allons former les jeunes avec un bootcamp intensif pour leur permettre de monter en compétences très rapidement sur les sujets leur manquant ».
Roxan Roumegas, Directeur Général Adjoint de La Plateforme précise : “Le modèle pédagogique de la Plateforme permet l’accompagnement et la remise à niveau au cas par cas des jeunes issus de Campus Academy. Nos équipes pédagogiques seront à même d’identifier le niveau des apprenants et de les orienter vers les formations adéquates.”
Les talents issus de Campus Academy seront ensuite intégrés directement en Bachelor ou Master, réalisés en alternance dans les meilleures entreprises et startups de la région.
Notre partenaire Amazon organise, le 30 mars prochain à la Frac, une journée d’échanges et de formation à destination des entrepreneurs marseillais, autour d’experts de la création d’entreprise et du digital.
Au programme:
9h30-10h00 : Petit déjeuner d’accueil
10h00-10h40 : Plénière d’introduction
11h00-12h00 : Atelier 1 – Avoir le bon état d’esprit pour entreprendre, avec Nina Ledun de Start The F Up
12:00-13h00 : Déjeuner et networking
13:00-14:00 : Atelier 2 – Comment vendre en ligne en 3 étapes, avec Philippe Coste de La Porte s’Ouvre®
14:15-15:15 : Atelier 3 – Comment exploser sa visibilité et faire plus de ventes en développant sa marque sur les réseaux sociaux, avec Paul Maher de Le Labo by Coudac
15h30-16:30 : Atelier 4 – Qu’est-ce qu’un CRM et à quoi sert-il, avec Assia Ali de La Plateforme_
16:45-17:15 : Plénière de conclusion
17:15-18:00 : Cocktail de networking
Une journée pour vous apporter toutes les clefs pour garantir le succès de votre structure !
Dans le cadre des cités éducatives financées par la Ville de Marseille, l’association Petitapeti et ses partenaires (Collège Izzo, ADDAP13, la Plateforme) a pour projet d’accompagner les enfants en CM2, sixième et cinquième comme leurs parents dans la transition primaire-collège.
En proposant des temps communs autour d’ateliers entre CM2 et collégiens, l’association et ses partenaires cherchent à favoriser le vivre-ensemble et à outiller les familles grâce à des cafés à destination des parents. Une initiative qui permet également de lutter contre le harcèlement et de sensibiliser aux risques potentiels du numérique.
Plusieurs ateliers seront ainsi organisés jusqu’à la rentrée scolaire de septembre 2023 :
Pour les enfants :
– Le 1er mars dernier : Atelier Tech avec Olivier Crozet et les étudiants de la Plateforme « Crée ta manette de gaming » : un premier atelier dont le principe a été de créer sa manette de jeux vidéos en connectant un « makeymakey » à divers objets conducteurs (pâte à modeler, fruit, eau, aluminium …) afin de pouvoir jouer sur un ordinateur portable.
– 22 mars : Atelier citoyenneté avec le CDAD13 sur « les dangers d’internet » pour travailler sur les représentations collectives
– 17 au 21 avril : stage Sport Tech organisé par La Plateforme et le collège Izzo (ADDAP13)
– 31 mai : sortie sur les îles du Frioul avec l’ADDAP13
Dernière semaine d’août : accompagnement à la scolarité au collège Izzo
Et pour les parents :
– Premier café des parents proposé le 17 mars à l’association Petitapeti pour sensibiliser aux dangers sur internet et accompagner les parents concernant leurs inquiétudes à l’approche du collège.
– Deuxième café des parents organisé à la Plateforme.
Fermeture annuelle : L’école fermera ses portes du 10 août 2026 au 21 août 2026. Toutes demandes de renseignements ou suivis de candidatures seront donc restreints durant cette période. Nous nous excusons pour la gêne occasionnée. L’équipe La Plateforme