À l’heure où l’intelligence artificielle redéfinit les pratiques créatives et les métiers de la communication, les professionnels sont de plus en plus nombreux à vouloir comprendre et maîtriser ces nouveaux outils. Parmi eux, Tiffani Lamouroux, chargée de recrutement et de communication B2B à La Plateforme_, a récemment suivi la formation continue “Intégrer l’IA dans la création d’images”.
Curieuse d’explorer les applications concrètes de l’IA générative dans la communication et la production visuelle, elle partage aujourd’hui son retour d’expérience à travers une immersion de trois jours au cœur du prompt design, des outils d’image et de vidéo générative, et des réflexions éthiques autour de la création assistée par IA.
Dans cet entretien, elle revient sur ses motivations, les découvertes marquantes de la formation, et la manière dont ces nouvelles compétences viennent enrichir sa pratique de communicante.
Tu as récemment suivi la formation continue “Intégrer l’IA dans la création d’images”. Qu’est-ce qui t’a motivée à t’y inscrire ?
En tant que chargée de communication B2B à La Plateforme_, j’explore au quotidien la manière dont les outils numériques transforment nos métiers. L’intelligence artificielle occupe aujourd’hui une place centrale dans la création visuelle, mais maîtriser son usage demande de comprendre comment dialoguer avec la machine. Cette formation m’a semblé être une belle occasion d’acquérir des compétences concrètes tout en développant une nouvelle façon de penser l’image.
Concrètement, comment se déroulait la formation ?
C’était une expérience immersive de trois jours, rythmée par des exercices pratiques et des temps d’échanges.
Le premier jour, nous avons travaillé sur les bases du prompt design. Grâce à des exercices de formulation, j’ai compris à quel point chaque mot compte dans la génération d’images. Nous avons ensuite expérimenté avec Midjourney, qui nous a permis de transformer nos idées en visuels cohérents.
Le deuxième jour était consacré à la structuration des prompts : notre formateur, Fouzi Louahem, nous a donné des clés précieuses pour organiser nos idées et mieux traduire l’intention visuelle. Nous avons aussi découvert Higgsfields, un environnement de création expérimental, et exploré le modèle Nano Banana, très inspirant pour saisir le potentiel des approches IA hybrides entre art et technologie.
Enfin, le troisième jour, nous avons continué sur Higgsfields mais cette fois avec une orientation vidéo. Nous avons testé des outils comme Kling, qui génère des séquences audiovisuelles à partir de prompts textuels. Cela m’a ouvert les yeux sur de nouvelles possibilités pour la communication et la narration visuelle.
© Tiffani Lamouroux
© Tiffani Lamouroux
Quels enseignements principaux retiens-tu de cette expérience ?
J’ai réalisé que créer avec l’IA, ce n’est pas “appuyer sur un bouton” : c’est un véritable travail de réflexion et de précision. On apprend à devenir traducteur de sa propre imagination, à guider la machine plutôt qu’à la subir.
Au-delà de la technique, la formation m’a permis de réfléchir à une nouvelle grammaire visuelle : comment concevoir des images de manière plus intuitive, créative et éthique. Nous avons d’ailleurs abordé des questions essentielles comme la propriété intellectuelle, la documentation des créations ou la responsabilité de l’auteur.
En quoi cette formation peut-elle être utile pour les professionnels de la communication ou du design ?
Elle nous aide à reprendre la main sur les outils IA. Dans un contexte où l’image devient omniprésente et instantanée, savoir formuler, structurer et interpréter un prompt est un vrai levier de différenciation. Cette compétence ne remplace pas la sensibilité humaine ; elle la complète. Pour moi, l’IA devient une partenaire de création plutôt qu’une simple productrice d’images.
© Francesco Garbo
Un mot de conclusion ?
Cette expérience m’a permis de changer de regard sur l’intelligence artificielle. Elle n’est pas là pour remplacer le regard du créateur, mais pour l’amplifier. Dans le dialogue entre humain et machine, ce sont la curiosité, la vision et la sensibilité artistique qui font toute la différence.



