Interview avec Anne-Charlotte BERTHET : Responsable des formations DPO de La Plateforme_
Ton métier, simplement
Je suis docteure en droit. J’ai créé mon propre organisme de formation, Class’Droit, que je dirige depuis 16 ans. Ma spécialité est la « formation-action » : un accompagnement très pratique pour aider les entreprises à se conformer notamment au RGPD et à l’IA Act. En parallèle, je partage mon expertise en tant que formatrice DPO depuis 2020, notamment pour La Plateforme_ et Class’Droit.
Qu’est-ce qui te passionne le plus dans ton métier ?
C’est avant tout la transmission. Le droit est souvent perçu au départ comme quelque chose de rébarbatif ou de complexe. Ce qui m’anime, c’est de faire changer ce regard pour transformer cette matière en un véritable outil stratégique et rassurant, plutôt qu’en une simple contrainte.
Pourquoi se lancer dans ce domaine aujourd’hui ?
Parce que les entreprises doivent accélérer leur transition numérique sans pour autant négliger le cadre légal et réglementaire. Le risque est réel : un manque de conformité peut stopper net toute l’activité qu’elles ont mise en place. C’est donc un domaine devenu incontournable pour sécuriser leur développement.
Les nouveaux enjeux du métier aujourd’hui
La législation évolue très vite, presque aussi vite que les nouvelles technologies. L’enjeux c’est d’avoir sur le marché du travail des personnes opérationnelles qui savent s’auto-former et former les équipes, sans rendre cette contrainte rédhibitoire.
Les compétences qui font vraiment la différence
Être un bon DPO aujourd’hui c’est être une personne avec un savoir être aussi, si ce n’est même encore plus important que le savoir faire. Ce savoir être implique l’écoute active, la compréhension des enjeux des organisations et une communication active et bienveillante. Trop souvent, les DPO sont perçus négativement car ils ont une approche trop directive. La vraie différence se fait donc dans la capacité à accompagner et à dialoguer plutôt qu’à imposer.
Ce que tu dirais à un étudiant aujourd’hui
Je lui dirais que le métier de DPO est un métier qui est en pleine transition et en pleine expansion. Il faut saisir cette chance de prendre ce virage technologique et réglementaire pour être au cœur de l’action, plutôt que de rester sur la touche !
Le futur du métier
Le rôle de DPO est voué à s’élargir pour tendre vers celui de Digital Compliance Officer. Les entreprises ont désormais besoin d’experts capables de maîtriser à la fois la conformité au sens large et les nouvelles réglementations numériques (IA Act, RAG, etc…) qui viennent s’ajouter au RGPD. Par ailleurs, la profession devrait bientôt se structurer davantage : on s’attend à l’apparition d’un cadre réglementaire imposant des formations et des compétences validées, afin d’éviter que n’importe qui ne s’improvise DPO. C’est donc un métier d’avenir, dont le champ d’action s’étend tout en devenant plus exigeant.
Sans filtre : le métier en vrai
Pour moi, c’est un véritable chef d’orchestre. Il parvient à harmoniser tous les rouages de l’entreprise pour mener à bien la mise en conformité, sans jamais perdre de vue les enjeux business et organisationnels. C’est aussi un excellent pédagogue, capable de vulgariser l’information pour vraiment embarquer les équipes. Enfin, il fait preuve d’une écoute bienveillante face aux contraintes techniques et de calendrier de chacun, ce qui lui permet d’adapter sa stratégie et de déployer les bonnes solutions au meilleur moment.
Ce métier est-il plus technique ou juridique qu’on l’imagine ?
C’est en réalité un savant mélange des deux. D’un côté, le DPO doit s’appuyer sur des textes de loi, ce qui exige de solides compétences juridiques pour bien les interpréter. De l’autre, il doit avoir une réelle appétence pour la technologie et ses évolutions afin de dialoguer efficacement avec les DSI sans freiner leur développement. Finalement, qu’il soit plutôt juriste ou technicien à l’origine, un bon DPO doit s’appuyer sur trois piliers : le juridique, la technique et l’organisationnel (la gestion de projet). C’est d’ailleurs exactement cette triple expertise que nous développons au sein du programme Prépa DPO.
Une idée reçue sur le métier de DPO ?
Le DPO est régulièrement perçu comme celui qui va mettre des freins aux projets et rester dans sa bulle, inaccessible. En réalité, un bon DPO doit incarner exactement l’inverse : ce n’est pas un bloqueur, c’est un véritable facilitateur.
Une compétence sous-estimée ?
Comme je l’évoquais tout à l’heure, ce sont indéniablement les compétences organisationnelles et la gestion de projet. On a souvent tendance à réduire le DPO à son expertise juridique ou technique. Pourtant, sa capacité à manager, à structurer une démarche de mise en conformité étape par étape et à coordonner différentes équipes est absolument fondamentale, bien qu’encore trop souvent sous-estimée.
Pourquoi conseillerais-tu nos formations aujourd’hui ?
Cette formation est née d’un constat terrain : il fallait permettre aux futurs alternants d’être immédiatement opérationnels en arrivant en entreprise.
Sa véritable valeur ajoutée est d’être le seul parcours qui consolide concrètement toutes les compétences clés (juridiques, techniques et organisationnelles), peu importe que l’on vienne du droit, de la tech ou du commerce.
De plus, tout est pensé pour l’insertion professionnelle : grâce à un projet fil rouge et la création d’un portfolio, les étudiants ont des preuves concrètes de leur savoir-faire pour se démarquer et décrocher facilement leur alternance pour le M2.
Le grand point fort de ce Mastère, c’est l’apprentissage en mode projet. Cela confronte directement les apprenants à la réalité du terrain : ils apprennent à livrer des solutions opérationnelles dans des délais impartis, exactement comme l’exige le monde de l’entreprise.
De plus, la formation a l’avantage d’être dispensée par des experts en activité. Les étudiants travaillent sur de vrais cas clients apportés par les intervenants comme des audits de sites web ou des missions d’accompagnement à la conformité. C’est ce côté ultra-concret qui fait toute la différence et qui les implique à 100% dans leur apprentissage.
Une dernière question…Tu lis vraiment toutes les politiques de confidentialité ?
Oui, je lis vraiment toutes les politiques de confidentialité, tout simplement parce que c’est un contrat qui m’engage. Dans les faits, beaucoup de ces politiques sont de simples copiés-collés, mal structurées et pas toujours parfaitement conformes. Mais les lire me permet au moins de savoir exactement à quoi je m’expose. C’est d’ailleurs devenu indispensable de les éplucher attentivement, surtout lorsqu’il s’agit de grandes entreprises, de nouveaux outils numériques et, plus que jamais aujourd’hui, de solutions intégrant de l’intelligence artificielle.
Envie de donner du sens à votre carrière et de devenir le véritable chef d’orchestre de la conformité numérique ? Que vous veniez d’un parcours juridique, technique ou commercial, nos cursus Prépa et Mastère DPO à La Plateforme_ sont pensés pour vous rendre 100% opérationnel. Encadré par des experts de terrain, vous travaillerez sur des cas clients réels et maîtriserez enfin les compétences techniques, juridiques et organisationnelles indispensables sur le marché de l’emploi. N’attendez plus pour prendre ce virage stratégique : découvrez le programme détaillé de nos formations et déposez votre candidature dès aujourd’hui !
