La promotion Mastère DPO relève le défi de sensibiliser La Plateforme_ au RGPD

La promotion Mastère DPO relève le défi de sensibiliser La Plateforme_ au RGPD

Le point commun entre le gendarme et le DPO ? Il prend ses missions à cœur.
Je m’appelle Clément Pinard, responsable administratif de La Plateforme, en formation Mastère Data Protection Officer et chef du projet de sensibilisation au RGPD au sein de l’école.

À l’initiative de toute la promotion du Mastère DPO, nous avons organisé un événement de sensibilisation à la protection des données destiné aux étudiants et aux salariés de La Plateforme_. Pendant près de deux heures, les participants ont été invités à relever différents défis autour du RGPD, avant de partager un moment convivial lors d’un goûter de clôture.

Ce projet est avant tout le fruit d’un travail collectif. Aux côtés de l’ensemble de la promotion, Anne-Charlotte Berthet (responsable de la filière DPO), Émilie Bonnefoy (formatrice DPO) et tous les membres de l’équipe (Aminata Tako, Antonin Michel, Guillaume Duvert, Orella Sokolo-Kacou, Tony Virgiglio, Thomas Di Landro) se sont pleinement investis pour imaginer, préparer et animer cette journée de sensibilisation.

    Pourquoi sensibiliser ?

    Deux raisons principales.

    D’abord parce que c’est une obligation légale de la fonction de DPO. Comme le prévoit l’article 39 du RGPD, le DPO se doit de conseiller et d’informer tous ceux qui manipulent des données. Futurs développeurs, administrateurs systèmes et réseaux, commerciaux et professionnels du marketing, autant de fonctions qui doivent être sensibilisées au RGPD.

    Cette journée s’inscrit pleinement dans cette mission d’information et de conseil confiée au DPO.

    La seconde raison est financière. Sans sensibilisation des équipes, il n’y a pas de bonnes pratiques. Sans bonnes pratiques, il ne peut y avoir de conformité. Et le coût d’une non-conformité peut être particulièrement élevé : jusqu’à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial d’une entreprise.

    Comment sensibiliser ?

    La sensibilisation a été pensée sous un format ludique et pratique afin de maintenir un degré élevé d’attention et d’implication. 

    La conception et la réalisation de cet événement ont mobilisé une véritable démarche de gestion de projet sur une période de deux semaines. En tant que chef de projet, j’ai coordonné les différentes étapes de préparation, organisé les ressources et assuré le suivi de l’avancement afin de garantir le bon déroulement de l’événement.

    La première phase a été consacrée à l’idéation. Afin de concevoir un événement engageant et mémorable, deux équipes ont été constituées selon une logique d’ateliers “gamifiés”, inspirée des formats dits « red team / blue team » propres au monde de la cybersécurité. D’un côté, les « braqueurs de données », de l’autre, les « défenseurs des données ». Cette approche a permis de stimuler la créativité de chacun, de confronter plusieurs idées et de construire collectivement les ateliers proposés.

    En parallèle, différents supports de communication ont été réalisés puis diffusés dans l’école afin d’informer les étudiants et les collaborateurs de l’événement à venir et de susciter leur participation.

    La seconde phase est l’animation de l’activité, et là, pas le choix, il faut donner de la voix et bousculer un peu les codes. Plutôt qu’un formalisme d’entreprise, nous avons opté pour une mise en scène en costume. Pas de plénière pesante mais 2 équipes  elles-mêmes divisées en 2 groupes de travail pour participer à plusieurs ateliers et jeux.. Chacun a pu tester ses connaissances en RGPD, confronter ses idées, découvrir les bons réflexes à adopter puis les mettre immédiatement en pratique sur des cas concrets. Enfin, un atelier final a permis aux deux équipes de s’affronter dans une ambiance conviviale et de faire naître l’émulation dans la salle.

    L’ensemble de la séance s’est déroulé sur près de deux heures avant de se conclure autour d’un goûter, offrant un moment d’échange informel entre les participants et les organisateurs.

    Quel impact ?

    Le pari de briser l’image du DPO coincé dans son costume gris est un pari gagnant. 

    Dès les premiers ateliers, les participants se sont rapidement pris au jeu. Ce qui pouvait paraître au départ comme une simple formation est devenu un véritable moment d’échange, de réflexion et de compétition amicale. L’ambiance, volontairement décontractée, a favorisé la participation de tous, aussi bien des étudiants que des salariés de La Plateforme_.

    L’un des résultats les plus marquants a été l’évolution des réponses au fil des ateliers. Les premières questions révélaient parfois certaines idées reçues ou des erreurs sur les principes du RGPD. En revanche, à mesure que les activités avançaient, les participants corrigeaient leurs pratiques et terminaient les différents jeux avec des résultats proches du sans-faute. Cela a démontré que l’apprentissage par la pratique permet une meilleure appropriation des notions que de simples rappels théoriques. Cette appréciation se retrouve également dans les résultats de l’enquête de satisfaction. Les participants déclarent repartir avec une meilleure compréhension des bons réflexes à adopter au quotidien (8,2/10) et une meilleure capacité à identifier les risques liés aux données personnelles dans leur propre activité (7,9/10). Plus largement, la qualité de l’animation et des explications est saluée, avec une note moyenne de 8,5/10 pour la clarté des informations et la pertinence des exemples proposés.

    Les retours recueillis à l’issue de l’événement confirment cette impression. Les participants ont particulièrement apprécié le format interactif, les mises en situation concrètes et la qualité des échanges. Les jeux, les interventions des animateurs et les exemples issus du quotidien sont les éléments revenus le plus souvent parmi les points forts de la journée. Beaucoup sont arrivés sans attente particulière et sont repartis en ayant non seulement appris de nouvelles notions, mais aussi passé un excellent moment.

    Les commentaires des participants montrent également une réelle volonté d’aller plus loin. Certains souhaitent approfondir des sujets tels que les cas d’usage concrets en entreprise (CRM, recrutement), la sécurisation des données, le registre des traitements ou encore les responsabilités des salariés en cas de violation de données. Ces retours constituent une base précieuse pour enrichir les prochaines actions de sensibilisation.

    Du côté des organisateurs, cette expérience a également été très enrichissante. Toute la promotion du Mastère DPO s’est investie avec enthousiasme dans ce projet et a été agréablement surprise par l’implication des participants, leur curiosité et la qualité des échanges tout au long de l’après-midi. Voir les équipes jouer le jeu avec autant d’engagement a largement récompensé le travail de préparation réalisé en amont.

    Au final, cette journée démontre qu’il est possible de sensibiliser efficacement à la protection des données sans passer par un format classique ou descendant. En proposant une approche participative, ludique et concrète, la promotion du Mastère Data Protection Officer a relevé son défi : rendre le RGPD accessible, vivant et mémorable.

    Clément à La Plateforme – terminé.

    Pour toute la promotion, c’est une mission accomplie.

    En savoir plus sur la formation Mastère DPO

    Entretien avec nos experts : Anne-Charlotte BERTHET

    Entretien avec nos experts : Anne-Charlotte BERTHET

    Interview avec Anne-Charlotte BERTHET : Responsable des formations DPO de La Plateforme_

    Ton métier, simplement

    Je suis docteure en droit. J’ai créé mon propre organisme de formation, Class’Droit, que je dirige depuis 16 ans. Ma spécialité est la « formation-action » : un accompagnement très pratique pour aider les entreprises à se conformer notamment au RGPD et à l’IA Act. En parallèle, je partage mon expertise en tant que formatrice DPO depuis 2020, notamment pour La Plateforme_ et Class’Droit.

    Qu’est-ce qui te passionne le plus dans ton métier ?

    C’est avant tout la transmission. Le droit est souvent perçu au départ comme quelque chose de rébarbatif ou de complexe. Ce qui m’anime, c’est de faire changer ce regard pour transformer cette matière en un véritable outil stratégique et rassurant, plutôt qu’en une simple contrainte.

    Pourquoi se lancer dans ce domaine aujourd’hui ?

    Parce que les entreprises doivent accélérer leur transition numérique sans pour autant négliger le cadre légal et réglementaire. Le risque est réel : un manque de conformité peut stopper net toute l’activité qu’elles ont mise en place. C’est donc un domaine devenu incontournable pour sécuriser leur développement.

    Les nouveaux enjeux du métier aujourd’hui

    La législation évolue très vite, presque aussi vite que les nouvelles technologies. L’enjeux c’est d’avoir sur le marché du travail des personnes opérationnelles qui savent s’auto-former et former les équipes, sans rendre cette contrainte rédhibitoire.

    Les compétences qui font vraiment la différence

    Être un bon DPO aujourd’hui c’est être une personne avec un savoir être aussi, si ce n’est même encore plus important que le savoir faire. Ce savoir être implique l’écoute active, la compréhension des enjeux des organisations et une communication active et bienveillante. Trop souvent, les DPO sont perçus négativement car ils ont une approche trop directive. La vraie différence se fait donc dans la capacité à accompagner et à dialoguer plutôt qu’à imposer.

    Ce que tu dirais à un étudiant aujourd’hui

    Je lui dirais que le métier de DPO est un métier qui est en pleine transition et en pleine expansion. Il faut saisir cette chance de prendre ce virage technologique et réglementaire pour être au cœur de l’action, plutôt que de rester sur la touche !

    Le futur du métier

    Le rôle de DPO est voué à s’élargir pour tendre vers celui de Digital Compliance Officer. Les entreprises ont désormais besoin d’experts capables de maîtriser à la fois la conformité au sens large et les nouvelles réglementations numériques (IA Act, RAG, etc…) qui viennent s’ajouter au RGPD. Par ailleurs, la profession devrait bientôt se structurer davantage : on s’attend à l’apparition d’un cadre réglementaire imposant des formations et des compétences validées, afin d’éviter que n’importe qui ne s’improvise DPO. C’est donc un métier d’avenir, dont le champ d’action s’étend tout en devenant plus exigeant.

    Sans filtre : le métier en vrai

    Pour moi, c’est un véritable chef d’orchestre. Il parvient à harmoniser tous les rouages de l’entreprise pour mener à bien la mise en conformité, sans jamais perdre de vue les enjeux business et organisationnels. C’est aussi un excellent pédagogue, capable de vulgariser l’information pour vraiment embarquer les équipes. Enfin, il fait preuve d’une écoute bienveillante face aux contraintes techniques et de calendrier de chacun, ce qui lui permet d’adapter sa stratégie et de déployer les bonnes solutions au meilleur moment.

    Ce métier est-il plus technique ou juridique qu’on l’imagine ?

    C’est en réalité un savant mélange des deux. D’un côté, le DPO doit s’appuyer sur des textes de loi, ce qui exige de solides compétences juridiques pour bien les interpréter. De l’autre, il doit avoir une réelle appétence pour la technologie et ses évolutions afin de dialoguer efficacement avec les DSI sans freiner leur développement. Finalement, qu’il soit plutôt juriste ou technicien à l’origine, un bon DPO doit s’appuyer sur trois piliers : le juridique, la technique et l’organisationnel (la gestion de projet). C’est d’ailleurs exactement cette triple expertise que nous développons au sein du programme Prépa DPO.

    Une idée reçue sur le métier de DPO ?

    Le DPO est régulièrement perçu comme celui qui va mettre des freins aux projets et rester dans sa bulle, inaccessible. En réalité, un bon DPO doit incarner exactement l’inverse : ce n’est pas un bloqueur, c’est un véritable facilitateur.

    Une compétence sous-estimée ?

    Comme je l’évoquais tout à l’heure, ce sont indéniablement les compétences organisationnelles et la gestion de projet. On a souvent tendance à réduire le DPO à son expertise juridique ou technique. Pourtant, sa capacité à manager, à structurer une démarche de mise en conformité étape par étape et à coordonner différentes équipes est absolument fondamentale, bien qu’encore trop souvent sous-estimée.

    Pourquoi conseillerais-tu nos formations aujourd’hui ?

    Cette formation est née d’un constat terrain : il fallait permettre aux futurs alternants d’être immédiatement opérationnels en arrivant en entreprise.
    Sa véritable valeur ajoutée est d’être le seul parcours qui consolide concrètement toutes les compétences clés (juridiques, techniques et organisationnelles), peu importe que l’on vienne du droit, de la tech ou du commerce.
    De plus, tout est pensé pour l’insertion professionnelle : grâce à un projet fil rouge et la création d’un portfolio, les étudiants ont des preuves concrètes de leur savoir-faire pour se démarquer et décrocher facilement leur alternance pour le M2.

    Le grand point fort de ce Mastère, c’est l’apprentissage en mode projet. Cela confronte directement les apprenants à la réalité du terrain : ils apprennent à livrer des solutions opérationnelles dans des délais impartis, exactement comme l’exige le monde de l’entreprise.
    De plus, la formation a l’avantage d’être dispensée par des experts en activité. Les étudiants travaillent sur de vrais cas clients apportés par les intervenants comme des audits de sites web ou des missions d’accompagnement à la conformité. C’est ce côté ultra-concret qui fait toute la différence et qui les implique à 100% dans leur apprentissage.

    Une dernière question…Tu lis vraiment toutes les politiques de confidentialité ?

    Oui, je lis vraiment toutes les politiques de confidentialité, tout simplement parce que c’est un contrat qui m’engage. Dans les faits, beaucoup de ces politiques sont de simples copiés-collés, mal structurées et pas toujours parfaitement conformes. Mais les lire me permet au moins de savoir exactement à quoi je m’expose. C’est d’ailleurs devenu indispensable de les éplucher attentivement, surtout lorsqu’il s’agit de grandes entreprises, de nouveaux outils numériques et, plus que jamais aujourd’hui, de solutions intégrant de l’intelligence artificielle.

    Envie de donner du sens à votre carrière et de devenir le véritable chef d’orchestre de la conformité numérique ? Que vous veniez d’un parcours juridique, technique ou commercial, nos cursus Prépa et Mastère DPO à La Plateforme_ sont pensés pour vous rendre 100% opérationnel. Encadré par des experts de terrain, vous travaillerez sur des cas clients réels et maîtriserez enfin les compétences techniques, juridiques et organisationnelles indispensables sur le marché de l’emploi. N’attendez plus pour prendre ce virage stratégique : découvrez le programme détaillé de nos formations et déposez votre candidature dès aujourd’hui !